Ces vacances dans les gorges du Tarn ont été écourtées, car gâchées par le temps: grisaille, pluie, orages violents....impossible de faire une belle balade en canoë ou kayac, comme nous l'avions prévu. De plus, l'auberge dans laquelle nous logions était quelque peu décevante. Donc les 4 ou 5 jours de vacances ont été réduits à 3 petites journées.
Lundi 6 septembre 2010: départ à 10h00 car nous avions réservé une table à Marvejols pour midi. L'hôtel -restaurant de l'Europe est une bonne adresse pour manger un aligot ! C'était juste pour se mettre en condition. Puis nous arrivons en milieu d'après-midi à l'Auberge de la Cascade, à St Chély du Tarn. Une fois les bagages déchargés, nous allons faire une petite virée au bord de la rivière.

DSCN5289

Le temps était gris, sans être froid. On espérait une amélioration pour les jours suivants.
En attendant de pouvoir se tremper dans le Tarn, on enfile les maillots de bain pour aller plonger dans la piscine de l'hôtel.

DSCN5287

Au-dessus de la cascade, on aperçoit le toit cintré de la piscine, en aplomb de la rivière.

Les maisons du village de St Chély sont uniquement en pierre calcaire,  tous les toits sont en lauzes. C'est très beau. La route se termine ici. Après le village, seuls partent deux chemins: l'un en direction de St Enimie en amont, l'autre vers l'aval, en direction de La Malène.

L'auberge de la Cascade semble être le principal occupant: les chambres sont en effet réparties dans plusieurs bâtiments et, exceptées les maisons semblant inhabitées, nous n'avons vu qu'une petite poignée de maisons animées. Il est vrai que nous nous sommes souvent posé la question: comment peut-on vivre dans ces villages reliés au premier point de ravitaillement seulement par une route étroite, sinueuse, interminable et parfois peut-être dangereuse...

DSCN5291

Après la piscine et avant le repas du soir, j'étais impatient d'aller faire un petit tour de VTT. La Lozère se prête parfaitement à la pratique de ce sport, surtout lorsque l'on se trouve sur les Causses, au milieu de ces vastes étendues. Mais lorsque l'on se trouve au fond des gorges, le profil n'est pas le même ! Le chemin qui s'élève derrière St Chély était beaucoup trop raide pour moi: il a fallu pousser longtemps le VTT. Mais je suis tout de même parvenu à gagner St Enimie, puis la route jusqu'au point de départ. Le tout sous un ciel bien menaçant. Pendant ce temps, la miss lisait son Agatha Christie sur le lit.

Dès les premiers coups d'œil, la chambre nous avait déjà déçus: humidité, exiguïté, propreté plus que limite...le repas du soir au restaurant ne parvenait pas à relever le niveau: ambiance cantine, décor vieillot...ça commençait mal.

Chaque soir, une musique douce est diffusée dans le village et les maisons et les rochers alentours sont illuminés.

DSCN5297

Le lendemain matin, nous allons flâner dans les rues pittoresques du village médiéval de Ste Enimie.

DSCN5311

Là aussi, toutes les maisons sont construites en pierre calcaire blanc. On retrouve le Moyen Age partout:

...cette entrée d'échoppe (le dernier artisan était un cordonnier)

DSCN5307

...ces encorbellements

DSCN5308

(ces poutres ont été soit noircies par un incendie, soit seulement enfumées afin d'assainir les maisons lors de l'épidémie de peste du XVIII eme siècle).

...cette mesure à grains

DSCN5309

Après le repas dans une crêperie, nous prenons la direction du Causse Méjean. La route s'élève sur plusieurs kilomètres et avant de traverser le plateau, elle surplombe le village de St Chély.

DSCN5313

A l'autre extrémité du Causse, la route plonge dans les gorges de la Jonte et nous faisons une brève halte à Meyrueis (sans grand intérêt). Assis sur un banc public et sous un ciel toujours très menaçant, nous cherchons à occuper cette fin de journée. En roulant vers le Rozier, nous croisons le Belvédère des Vautours... ça aurait pu être des corbeaux, des loups, des ours...mais là, c'était des vautours. Pourquoi ne pas s'intéresser à ces oiseaux, puisque nous n'avons rien de mieux à faire? Alors moyennant 13 euros, nous sommes maintenant incollables sur les vautours.

Le retour sur St Chély a été moins drôle: un orage très violent a éclaté au niveau du village des Vignes. La route s'inondait par endroits, le croisement avec les autres véhicules devenait délicat.

Notre second repas à l'auberge de la Cascade serait aussi le dernier: nous décidons de lever le camp dès le lendemain matin.

Mercredi 8: toujours sous les averses, nous quittons les gorges du Tarn sans regret. Nous faisons une halte à Mende.

Visite de la cathédrale et repas au restaurant Le Chaudron (une bonne table ! ), dans la rue Aigues-Passes. C'est dans cette même rue, à quelques mètres de là, que se trouve la maison dans laquelle Louis Mandrin aurait séjourné en 1754.

DSCN5326

Après le repas, un arrêt à St Chély d'Apcher pour faire quelques courses. Nous étions à destination à 17h00, après 596 km.